Communiqués

Les communiqués de l'ASES

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Primes à l'université - communiqué de l'ASES

dim 12/11/2017 - 15:11

L'ASES a pris connaissance de différentes initiatives locales des présidences d'universités en matière de rémunération des enseignants-chercheurs parmi lesquelles :

-ce courrier, pour le moins étonnant, émanant de la présidence de Paris 13 assurant que les collègues titulaires seront bien rémunérés pour le mois de décembre.
-la mise en place d'un régime de primes à l'université de Strasbourg (dans un contexte de gel du point d'indice et d'augmentation non compensée de la CSG dans la fonction publique à partir de janvier 2018) qui fait l'objet d'une contestation locale : http://alternative2017.eu/index.php/2017/11/07/a-qui-profitera-la-nouvelle-prime-de-luniversite-de-strasbourg/
 
L'ASES réaffirme son attachement au principe selon lequel les enseignants-chercheurs sont des fonctionnaires dont le traitement est déterminé par leur grade dont ils sont les titulaires. C'est bien ce rattachement au statut de la fonction publique qui leur permet de se dévouer librement dans leurs missions.
 
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Pétition Concours CNRS 2017 : la sociologie déclassée, l’autonomie scientifique remise en cause

mer 14/06/2017 - 16:52

La section 36 du CNRS regroupe une vingtaine de sociologues (2/3) et de juristes (1/3), élu·e·s et nommé·e·s pour cinq ans pour évaluer et classer par ordre de mérite scientifique les candidat·e·s au métier de chercheur·e en droit et en sociologie. En 2017, trois postes de « chargé·e·s de recherche 2ème classe » (le grade habituel d’entrée dans la fonction de chercheur·e) ont été mis au concours. Fin mars 2017, à l’issue de la procédure d’évaluation effectuée par la section 36 siégeant en formation de jury d’admissibilité, deux sociologues ont été classés premiers ex-æquo, deux autres occupant les 4ème et 5ème places, et deux juristes étant classées en 3ème et 6ème position.

A l’issue de cette phase d’admissibilité, les propositions de classement des sections ont été examinées par un jury d’admission réuni au niveau de l’INSHS. Ce jury relève des disciplines de sciences humaines et sociales dans leur ensemble et compte également du personnel administratif. À la surprise générale, le 6 juin 2017, ce jury d’admission est allé à l’encontre de la décision du jury d’admissibilité de la section 36 en remaniant de fond en comble la liste des candidats admissibles : sur les six candidats classés, les quatre sociologues ont été exclus, ce qui constitue une remise en cause sans précédent du travail du jury d’admissibilité.

Alors que l’un des trois postes mis au concours n’a pas été attribué par le jury d’admission, les sociologues n’ont pas seulement été déclassé·e·s mais littéralement effacé·e·s de la liste complémentaire, ce qui témoigne d’une véritable volonté de ne pas attribuer de poste à cette discipline. Sans la moindre explication, en une demi-journée, le jury d’admission s’est substitué au jury d’admissibilité et a remis en cause un travail collégial de plusieurs mois d’évaluation de plus de deux cents projets de recherche et dossiers de candidature, puis d’audition d’une cinquantaine de candidat·e·s.

Jamais un jury d’admission n’avait désavoué avec une telle ampleur le travail du jury d’admissibilité. Cette décision constitue :

- une atteinte grave et sans précédent à l’autonomie scientifique de la section, un déni de la légitimité de ses membres – et, du même coup de celle de l’ensemble de la communauté scientifique dont ils sont l’émanation –, et plus généralement du principe fondamental de l’évaluation par les pairs ;
- une attaque de la sociologie en tant que discipline scientifique ;
- un discrédit qui entache les concours d’entrée au CNRS ;
- un très mauvais signal envoyé aux candidat·e·s aux métiers de la recherche et de l’enseignement supérieur dans un contexte de raréfaction des postes et de précarisation croissante ;
- un préjudice inacceptable pour les deux candidats classés en rang « utile » puis exclus du concours, qui ont cru à la fin tant espérée de plusieurs années de précarité et ont vu leurs espoirs déçus par une décision incompréhensible.

Nous demandons donc à la direction du CNRS la révision de cette décision.

 

Liste des signataires et pétition en ligne ici :


https://www.change.org/p/pr%C3%A9sident-du-cnrs-concours-cnrs-2017-la-sociologie-d%C3%A9class%C3%A9e-l-autonomie-scientifique-remise-en-cause?recruiter=88673926&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

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Recrutements au CNRS en section 36 - informations déclassements

sam 10/06/2017 - 16:47

Chèr·e·s collègues,

Vous êtes nombreux·ses à avoir été surpris·es des résultats de l’admission au concours d’entrée au CNRS en section 36 (sociologie et droit) au grade de CR2. Nous rappelons les résultats du jury d’admissibilité, publiés le 3 avril :

GROSSETETE Matthieu

Admissible classé n° 1

OUALHACI Akim

Admissible classé n° 1

GAMBARDELLA Sophie

Admissible classé n° 3

GROS Julien

Admissible classé n° 4

MEURET-CAMPFORT Eve

Admissible classé n° 5

MAHALATCHIMY Aurélie

Admissible classé n° 6

Et les résultats d’admission, publiés ce 6 juin :

GAMBARDELLA Sophie

Classé n° 1 sur liste principale

MAHALATCHIMY Aurélie

Classé n° 2 sur liste principale

Le jury d’admissibilité est composé des membres de la section 36 du CNRS. Ces membres sont pour partie élu·e·s par la profession et pour partie nommé·e·s. La section est composée de 7 juristes et de 13 sociologues. Les membres du jury d’admission sont nommé·e·s par le président du CNRS et relèvent de multiples disciplines des sciences humaines. Aucun membre du jury d’admissibilité n’y siège. La discipline sociologique y est faiblement représentée et, à ce jour, nous ne disposons d’aucun témoignage direct de ce qui s’y est passé.

Ainsi, cette année le classement proposé par la section a été largement remis en cause par le jury d’admission. On est passé d’une liste de six noms à une liste de deux noms pour un concours où trois postes étaient ouverts. Tou·te·s les sociologues, initialement 1ers ex-aequo, 4ème et 5ème, ont été exclu·e·s du classement. Aucune liste complémentaire à celle des deux juristes n’a été retenue (en cas de désistement de l’une de ces candidates, personne ne pourra donc bénéficier du poste).

Le jury d’admission s’est ainsi substitué au jury d’admissibilité, dont le travail de longue haleine (212 dossiers, 58 auditions sur cinq jours, une journée de délibération) a été totalement désavoué. En proposant un nouveau classement radicalement différent de celui du jury d’admissibilité, excluant une discipline et sans liste complémentaire, le jury d’admission est visiblement sorti de son rôle habituel.

Cet évènement intervient alors que la section 36 vient d’être renouvelée et largement élue. Il constitue une attaque évidente au principe d’évaluation par les pairs et de recrutement sur des critères scientifiques. Il témoigne d’un mépris intolérable pour les candidats qui pouvaient légitimement espérer un poste de chercheurs titulaires après plusieurs années de précarité.

Nous, membres du comité de liaison SNCS de la section 36 du CNRS, de l'ASES et de l'AFS, tenons à témoigner notre solidarité à ces candidats ainsi qu’à l’ensemble des candidat·e·s aux métiers de la recherche et de l’enseignement supérieur. L'ensemble des syndicats et des associations professionnelles se mobilisent actuellement pour obtenir des informations et réagir à cet évènement, et défendre ainsi le principe de recrutements justes et transparents dans nos métiers.

 

 
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Des universités publiques en sous-effectifs face à un nombre d’étudiants en constante augmentation

lun 08/05/2017 - 13:53

A l’heure où sont connus le nombre de postes de maîtres de conférences au concours, le nombre de docteur-(e)-s qualifiés par le CNU et les vœux exprimés sur le portail APB, l’ASES ne peut que réitérer son inquiétude face à la gravité de la situation de l’enseignement supérieur public : -

  • Les données collectées par le portail APB confirment « l’attractivité des filières universitaires : + 13,6 % par rapport à 2016 pour les admissions en licence »[1].
  •  La session synchronisée sur le portail galaxie recense 27 postes de MCF au concours (en section 19 dont 10 postes en « bi-sections » avec la 19 en 1er). Ce chiffre est en dessous de la moyenne observée sur la période 2010-2015. -
  • Le nombre de candidats qualifiés cette année par le CNU est de 184 en section 19 (d'après les listes disponibles sur le site le MESR). Précisons, en outre, que le nombre annuel de candidats qualifiés ne tient pas compte du cumul des candidats qualifiés lors des sessions précédentes (à cet égard, il serait utile d'isoler la part des nouvelles demandes de qualification consécutives à l'expiration des 4 années de validité).

N’importe quel collègue participant aux comités de sélection à venir ne pourra que constater la qualité scientifique et pédagogique des dossiers de candidature. Par conséquent, l’ASES déplore qu’une part significative des collègues non titulaires, dont beaucoup assurent nombre d’enseignements comme vacataires ou doctorants contractuels, soient confrontés à des difficultés croissantes d’accès au statut leur garantissant la stabilité nécessaire à l’exercice du métier d’enseignant-chercheur.

Le C.A de l'ASES

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Philippe AGHION préconise la suppression du CNU

lun 20/02/2017 - 15:13

Dans un article de l’Express n°3424 (p.27), Philippe AGHION officialise son engagement au sein de l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron. Chacun est bien évidemment libre de ses engagements, mais parmi les projets évoqués par Philippe AGHION, la suppression du Conseil national des universités (CNU) figure en bonne place. Déjà mobilisé en 2013 lorsqu’un amendement du Sénat avait menacé de supprimer cette institution, l’ASES souhaite rappeler son attachement au CNU qui est une des dernières institutions nationales véritablement collégiale. En outre, le CNU participe d’une conception de l’enseignement supérieur comme « service public » dans lequel les enseignants-chercheurs sont recrutés par un concours national qui justifie leur appartenance aux corps de la fonction publique. La proposition avancée par M.AGHION constitue donc une étape supplémentaire dans la dérégulation de l’enseignement supérieur depuis la loi LRU de 2008.

Le C.A de l'ASES

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